Index

     
    INTRODUCTION
    L’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE), dans sa forme actuelle, a été créée par décret n°2004-523/PRES/PM/MTEJ/MFB du 23 novembre 2004 en remplacement de l’Office National de la Promotion de l’Emploi (ONPE), suite à la libéralisation du marché de l’emploi. Cette libéralisation a mis fin au monopole de placement des demandeurs d’emploi par l’Agence. Ainsi, le décret 2004-524/PRES/PM/MTEJ/MFB du 23 novembre 2004 portant adoption des statuts de l’ANPE lui a conféré à titre de missions (i) d’analyser les problèmes relatifs à l’emploi, à l’apprentissage, à la formation et au perfectionnement professionnels, (ii) d’organiser un système interne d’intermédiation et d’information sur le marché de l’emploi, (iii) d’appuyer l’auto emploi de certaines catégories de demandeurs d’emploi, (iv) d’initier et d’exécuter des programmes d’insertion socio professionnelle des jeunes pour promouvoir l’emploi, (v) d’identifier les besoins et les possibilités d’apprentissage, de formation professionnelle et de mettre en œuvre une politique d’orientation et d’information en direction des usagers, (vi) d’accroître l’offre de formation professionnelle et d’apprentissage par la rénovation, le renforcement des structures existantes et la création de nouvelles structures ainsi que la diversification des filières et opportunités de formation et de perfectionnement, (vii) d’organiser et de suivre les opérations de recrutement collectif de personnel pour son emploi hors du territoire national, (viii) de mettre en œuvre un mécanisme de suivi des travailleurs étrangers employés au Burkina Faso et, (ix) de tenir une documentation de référence relative à l’emploi et à la formation professionnelle. 
    Le Burkina Faso est caractérisé par une population jeune à croissance rapide de l’ordre de 3,1% l’an. La proportion des jeunes de 0 à 29 ans a atteint 73,7% de la population, en somme sept burkinabè sur dix ont moins de 30 ans (RGPH, 2006).
    Au plan national, le marché de l’emploi au Burkina Faso est marqué par un taux de chômage relativement faible 2,4% et comportant des disparités selon les milieux. En milieu rural, le taux de chômage était estimé à 0,6% en 2006 contre un taux de l’ordre de 9,3% en milieu urbain (RGPH, 2006). Il est plus élevé dans les grands centres urbains. Dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, il se situe respectivement à 12,6% et 11,6%. Au regard de ces chiffres, l’on s’aperçoit que le chômage est un phénomène essentiellement urbain. Le chômage touche surtout la frange jeune de la population burkinabè et a un visage plus urbain que rural. En milieu rural, il est difficile de parler de chômage dans la mesure où la quasi-totalité de la population rurale est occupée dans l’agriculture. On note en effet qu’en milieu urbain, 29,4% des jeunes de 15 à 24 ans n’ont pas d’emplois. Les opportunités de travail se limitent à celles qui ont une faible productivité ou qui génèrent peu de revenus. Près de 85 % de la population active totale dépendent de la production agricole ; seuls 5 % des travailleurs sont salariés dans le secteur formel (public ou privé) et les femmes en sont représentées à une proportion de 15 %. Dans le secteur agricole, 26,7% des actifs sont en situation de sous-emploi eu égard la période de pluviométrie et la rareté des sources d’eau pour les cultures de contre-saison.

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    Agence Nationale pour l'Emploi  (ANPE)
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    Burkina Faso                                                                                                                                                             
     
     
                                             
                                                                                                                            
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